Commissions supérieures des sites perspectives et paysages (CSSPP) du 17 décembre 2025 et du 16 janvier 2026
Lors de sa séance du 17 décembre 2025, la commission a donné un avis favorable aux renouvellements des labels Grand Site de France des "Deux Caps" (62) et du "Puy Mary - Volcan du Cantal" (15), ainsi qu’au Projet Grand Site "Marais de Brouage" (17). Le 16 janvier 2026, elle s’est également exprimée en faveur du renouvellement du label Grand Site de France "Marais Poitevin" (79-17-85), du Projet Grand Site "Vignobles et reculées du Jura" (39) et du classement des hautes vallées frontalières du Luchonnais (31).
Situé dans le Jura, le projet de Grand Site « Vignobles et Reculées du Jura » s’étend sur 106 km² et concerne 12 communes, dont Baume-les-Messieurs et Château-Chalon, labellisés « Plus Beaux Villages de France ». Ce territoire, marqué par des paysages spectaculaires façonnés par la géologie (reculées, falaises karstiques, vignobles en terrasses), est reconnu pour son patrimoine naturel, culturel et viticole. Il a fait l’objet de mesures de protection au titre des sites depuis les années 1940 et bénéficie aujourd’hui de quatre sites classés dont Baume-les-Messieurs depuis 1998 et le vignoble de Château-Chalon depuis 2006. Ces sites connaissent une importante fréquentation touristique. Deux intercommunalités, la Communauté de Communes Bresse Haute-Seille (CCBHS) et l’Espace Communautaire Lons Agglomération (ECLA), portent aujourd’hui un projet de Grand Site visant à maîtriser la fréquentation, à protéger et mettre en valeur les paysages.
Collège Territoires de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable du 15 octobre 2025 : le paysage comme matrice du projet territorial
| Démarche paysagère dans l’agglomération messine - Crédits : Syndicat mixte du schéma de Cohérence Territoriale de l’Agglomération Messine
Le Collège Territoires de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable du 15 octobre 2025 a réuni 80 participants - collectivités, experts et services de l’État - autour des liens entre paysage, transition écologique et santé, en valorisant des initiatives innovantes. Les échanges ont réaffirmé le paysage comme matrice des projets territoriaux, et non comme un simple décor.
Les intervenants ont souligné que la crise systémique appelle une transition « vers des paysages sobres, décarbonés et vivants » au pouvoir « thérapeutique », offrant un bien-être physique, mental et social. En particulier, il convient de penser l’interface entre l’urbain et les espaces naturels, agricoles et forestiers ou encore d’articuler protection, usages et qualité de vie.
Pour parvenir à ce cadre de vie de qualité, la démarche paysagère est une solution en raison de son caractère prospectif, de sa méthode de co-construction, de son inscription dans le temps long, au-delà d’un, voire de plusieurs mandats électoraux. Elle suppose un portage politique affirmé, la formation et l’outillage des élus et des services et enfin l’appui de paysagistes-concepteurs.