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Un patrimoine maritime vivant et évolutif

| De gauche à droite et de haut en bas : 1. Le phare du Stiff à Ouessant, construit sous les ordres de Vauban / 2. L’abbaye du Mont Saint-Michel, propriété de l’Etat / 3. Nice, patrimoine mondial de l’Unesco / 4. Le Belem, trois-mâts âgé de 126 ans, classé Monument Historique en 1982.

Le patrimoine maritime recouvre un vaste domaine : depuis les sites et les paysages jusqu’au patrimoine immatériel et naturel, en passant par les édifices, les objets ou les musées. Particulièrement populaire et apprécié du public, comme le montrent par exemple le succès et le développement des « fêtes maritimes », il constitue un patrimoine spécifique d’une richesse sans égale et mérite une attention toute particulière. Une mission sur le patrimoine maritime, réalisée de 2021 à 2023, répond à une demande conjointe des ministres de la Culture et de la Mer, qui se sont interrogées sur sa connaissance et sa mise en valeur.

L’État y joue un rôle fondamental. Comme propriétaire, d’abord, (emprises militaires, phares, patrimoine, domaine public maritime) mais aussi, au travers de ses compétences régaliennes, comme « celui qui dit la loi » par la voix des Ministères de la Transition Écologique, de la Mer, de la Défense, et de la Culture : le patrimoine maritime « est une affaire d’État ». Un monde associatif foisonnant y a également gagné sa place par sa force d’entrainement, à l’initiative et au commencement de nombreux projets dans cet univers : musées, phares, bateaux, fortifications et autres monuments. Certains sont inscrits sur les listes du patrimoine mondial de l’UNESCO et génèrent une zone-tampon.

L’objectif du rapport est de montrer qu’en expérimentant, en trouvant de nouveaux usages, en mobilisant d’autres acteurs, en se rapprochant des collectivités locales et surtout en fédérant l’action de l’Etat (services déconcentrés, Conservatoire du littoral, parc Nationaux) des projets ont déjà pu voir le jour et permettent d’ouvrir au public ces sites exceptionnels. Le rapport propose 18 recommandations pour construire une culture interministérielle commune et une politique partagée dans ce domaine. Sa mise en œuvre est d’ores et déjà en cours à partir d’une convention Culture-Mer signée par les ministres. Les conditions sont donc réunies pour qu’elle prenne à présent un large essor. Un travail de même nature est à développer dans le domaine du patrimoine fluvial.

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