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Les parcs naturels régionaux : la permanence de l’action paysagère
Près de 70 % des parcs naturels régionaux (PNR) portent ou envisagent de porter un plan de paysage. Une étude de « Parcs naturels régionaux de France », publiée en 2026 confirme leur rôle central dans la gestion harmonieuse des paysages, trente ans après la loi « paysage » de 1993 (voir l’article Focus sur les plans de paysages de la Veille Paysages #28).
Sur les 58 PNR existants, 35 ont participé à l’enquête, complétée par cinq retours d’expérience : les Ballons des Vosges, la Haute Vallée de Chevreuse, la Brenne, les Landes de Gascogne et le Golfe du Morbihan. Les deux premiers figurent parmi les territoires pionniers et témoignent d’un ancrage ancien de la culture paysagère.
Car il n’existe pas de « plan de paysage type » : chaque parc adapte la démarche à ses enjeux. Dans les Landes de Gascogne, le plan a précédé le renouvellement de la charte afin d’alimenter le diagnostic territorial. Dans le Golfe du Morbihan, il porte notamment sur les continuités écologiques fragilisées par l’urbanisation. En Brenne, il s’articule avec les documents d’urbanisme et l’observatoire photographique du paysage.
L’étude souligne aussi la souplesse du dispositif, capable d’articuler différentes échelles territoriales. Elle pointe néanmoins plusieurs défis : cohérence entre les plans, mobilisation de moyens humains et financiers, avec des budgets allant de 60 000 à 180 000 euros.
Depuis le lancement des appels à projets du ministère de la Transition écologique dès 2013, une accélération est néanmoins perceptible. Leur approche a été étendue aux domaines de la transition énergétique, puis de la biodiversité. L’outil s’articule pleinement avec les politiques publiques territoriales. En particulier, certains plans ont permis de mettre en débat des enjeux très concrets, tels que la ressource en eau, l’agriculture, la prévention des incendies ou les mutations forestières.
À la croisée de l’aménagement, de l’environnement et du développement local, les PNR se distinguent par leur capacité d’expérimentation, leur savoir-faire en animation territoriale et leur stabilité institutionnelle.
En conclusion, l’étude rappelle que le paysage constitue à la fois « un préambule autant qu’une résultante du projet local ».